Canadiens de Montréal
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
||
|---|---|---|
| Fondé en | 1909 (4 décembre) | |
| Siège | ||
| Patinoire | Centre Bell 21 273 places |
|
| Couleurs | Rouge, bleu et blanc (dit Bleu, blanc, rouge) |
|
| Ligue | LNH | |
| Conférence | Est | |
| Division | Nord-Est | |
| Capitaine | Saku Koivu | |
| Assistants capitaine | Alex Kovalev | |
| Entraîneur-chef | Guy Carbonneau | |
| Entraîneur(s) associé(s) | Roland Melanson Kirk Muller Doug Jarvis |
|
| Directeur général | Bob Gainey | |
| Président | Pierre Boivin | |
| Propriétaire | George N. Gillett Jr. | |
| Représentant pour l'AJLNH | Anciennement Mike Johnson |
|
| Assistant du représentant pour l'AJLNH | Michael Komisarek | |
| Équipe(s) affiliée(s) | Bulldogs de Hamilton (LAH) Cyclones de Cincinnati (ECHL) |
|
| Site Web | canadiens.com | |
Le Canadien de Montréal est une équipe professionnelle de hockey sur glace de Montréal, au Québec, Canada. Elle est membre de la Division Nord-Est de la Conférence de l'Est de la Ligue nationale de hockey[1] (LNH). Bien que le nom le plus utilisé pour désigner cette équipe soit les « Canadiens de Montréal », son nom officiel est le « Club de Hockey Canadien ». De plus, de nombreux surnoms tels le Canadien, le Bleu-blanc-rouge, le Tricolore, les Glorieux, les Habs (pour « habitants »), le CH, le Grand Club ou la Sainte-Flanelle (faisant référence à l'uniforme) servent souvent à désigner l'équipe.
Fondé en 1909, le Canadien de Montréal est la plus ancienne équipe de hockey au monde toujours en activité. Elle fait partie du groupe ayant formé la LNH groupe connu sous le nom de Original Six. Cette équipe a remporté plus de Coupes Stanley (24) que n'importe quelle autre équipe de la ligue, soit beaucoup plus que les Maple Leafs de Toronto, la seconde équipe la plus titrée de la LNH avec une récolte de treize Coupes Stanley. En terme de pourcentage, en 2008, le Canadien de Montréal était la troisième équipe la plus titrée tous sports professionnels confondus en Amérique du Nord, avec 24,7% de tous les championnats remportés. Seuls les Celtics de Boston (Basket-ball) (26,2%) et les Yankees de New York (Baseball) (25,0%) ont un meilleur pourcentage de réussite.
Le Canadien dispute ses matches à Montréal au Centre Bell[2], qui se nommait Centre Molson jusqu'en 2002. Auparavant, le Canadien jouait au mythique Forum de Montréal, où il a reçu les équipes adverses durant sept décennies, et remporté 22 de ses 24 Coupes Stanley. C'est pour cette raison que cet aréna fut considéré comme le temple du hockey par les amateurs du monde entier.
[modifier] Un siècle d'histoire
Le Club de hockey Canadiens de Montréal a remporté vingt-quatre Coupes Stanley, un record de la LNH. Il détient aussi le record de cinq Coupes Stanley consécutives[3], de 1956 à 1960, exploit qu'il a failli répéter de 1976 à 1979 alors qu'il remporta quatre championnats d'affilée. Cette marque ne fut égalée que par une seule autre équipe, les Islanders de New York entre 1980 et 1983. Les Canadiens de Montréal forment l'équipe la plus titrée de toute la LNH. L'équipe arrive aussi au premier rang quant au nombre total de spectateurs, et ce depuis 1996 (hormis une saison où le Canadien termine deuxième derrière les Red Wings de Détroit), l'année de l'inauguration du Centre Molson, qui est devenu le Centre Bell, l'un des plus grands arénas de hockey en Amérique du Nord situé au 1260 de la Gauchetière.
[modifier] Montréal, ville de hockey
Montréal est, depuis la fin du dix-neuvième siècle, ce qu’il convient d’appeler une ville de hockey. Il est d’ailleurs reconnu que c’est le 3 mars 1875 que, pour la première fois au Canada, on a fait la publicité pour un match[4]. À cette époque, ce sont les propriétaires de patinoires qui organisent les rencontres entre des clubs amateurs avec qui ils partagent les revenus. Le hockey est alors un sport joué entre anglophones à Montréal, et n'acceptaient pas dans leurs rangs des joueurs parlant français. Les étudiants francophones durent pratiquer le hockey en compagnie des Irlandais qui partageaient les mêmes établissements scolaires catholiques de Montréal. C’est en partie à cause des liens qui se tissèrent entre les francophones et les anglophones irlandais qu’il fut possible à des joueurs francophones d’incorporer les rangs de certaines équipes, comme les Shamrocks de Montréal, équipe qui militait en faveur d'une équipe francophone dans les rangs du hockey sénior. En 1884, un groupe d'hommes d'affaires francophones fondait l'Association Athlétique d'amateurs Nationale, par la suite plus simplement appelée le National, association qui alignait deux équipes exclusivement composées de francophones pour jouer des parties hors concours. Les représentants des quatre « clubs » que comptait déjà Montréal (le Victoria, le McGill, le Montreal Amateur Athletic Association, le Crystal) et les Sénateurs d’Ottawa, se rencontraient lors de tournois et de « défis » lancés entres eux et décidèrent, en 1886, de fonder l’Amateur Hockey Association of Canada (AHCA). Le hockey professionnel était né. Toutefois -et même le Quebec Hockey Club (1905)- ces équipes n’alignaient presque exclusivement des joueurs anglophones.
[modifier] Les premières années
Le 13 novembre 1909, à la suite d’un différend qui opposait les propriétaires des clubs membres de l’Eastern Canadian Hockey Association (nouveau nom de l’AHCA depuis 1905) et les nouveaux propriétaires des Wanderers de Montréal (équipe ainsi nommée, car elle avait été formée des joueurs mécontents qui avaient abandonné le Victoria et le MAAA en 1903), on décide de former une nouvelle ligue : la Canadian Hockey Association (qui se fusionne en 1910 à la National Hockey Association of Canada, ancêtre directe de la LNH). Dans la foulée de cette fondation, l'un des directeurs des Wanderers Jimmy Gardner, et John Ambrose O’Brien, eurent l’idée d’exploiter commercialement les rivalités entre anglophones et francophones et d’établir un club de hockey montréalais qui compterait en majorité sinon en totalité des joueurs d’expression française. Pour ce faire, ils chargèrent Jean-Baptiste Laviolette de recruter des francophones afin de former un nouveau club de hockey : le Club Athlétique Canadien.
Laviolette pouvait compter sur l'aide financière d'O'Brien afin de bâtir sa nouvelle équipe. Il pouvait aussi disputer au National les meilleurs joueurs francophones du Québec.
Un club de joueurs canadiens-français — Au début de la deuxième saison des Canadiens, en 1910, le club est cédé à George Kennedy (de son vrai nom George Kendall) à la suite d’un litige à propos de la propriété du nom « Club canadien ». Kennedy obtient alors la franchise pour la somme de 7500 $. Poursuivant lui aussi l’ambition commerciale de former un club de hockey exclusivement canadien-français, Kennedy s’adjoint les services d’Adolph Lecours, président de l’Association athlétique d’amateurs, le National. Cette équipe fusionna avec le Canadien, permettant ainsi de poursuivre l’objectif d’un club de hockey composé de seuls francophones. Un règlement de décembre 1911 stipulait même que le Canadien ne pouvait « employer que des joueurs francophones »[5]. Bien qu’amendé en 1912, ce règlement mena le Canadien à obtenir, le 11 avril 1925, « le premier droit sur tout joueur canadien-français se trouvant sur le territoire de la ligue » (la LNH). Bien que connaissant des succès mitigés sur la glace, succès qui les ont néanmoins portés à leur première coupe Stanley en 1916, les Canadiens viennent à bout de leurs rivaux anglophones, les Wanderers, qui disparaissent en 1917.
La LNH — Le 26 novembre 1917, la Ligue nationale de hockey (LNH) fut fondée pour remplacer la National Hockey Association. Elle comptait alors les clubs suivants : les Canadiens de Montréal, les Wanderers de Montréal, les Sénateurs d'Ottawa, les Bulldogs de Québec, et les Arenas de Toronto.
Le Tricolore — Après leur premier triomphe en 1916, les Canadiens connurent une seconde présence en finale de la coupe Stanley en 1919[6]. Cette finale fut toutefois annulée à cause de l’épidémie de grippe espagnole et le trophée ne fut pas attribué cette année-là.
À partir de 1918, la LNH divisa la surface de jeu afin de créer les zones de jeu et permit les passes vers l’avant. Cette innovation engendra un jeu plus rapide et enlevant.
Le 4 novembre 1921, après le décès de George Kennedy, les Canadiens passent aux mains d’un ancien arbitre de la NHCA, Léo Dandurand, de Joseph Cattarinich, un joueur de hockey et de Louis-A. Létourneau qui faisait des affaires dans les courses de chevaux en Ohio. Cecil Hart était l'intermédiaire du groupe d'achat Dandurand-Cattarinich-Létourneau lors de l'achat de l'équipe. Le montant de la transaction est de 11 000,00$.
Le nouveau conseil d'administration en 1921 :
- Président : Athanase David
- Vice-président : Joseph Cattarinich
- Gérant : Cecil Hart
- Secrétaire-trésorier/entraîneur : Léo Dandurand
- Directeur : Louis A. Létourneau
C’est pourquoi les nouveaux propriétaires misèrent sur la vitesse et recrutèrent des joueurs réputés pour leur excellent coup de patin. Les frères Mantha, Pit Lépine, Aurèle Joliat et, surtout, Howie Morenz (la fusée de Stratford) incorporent les rangs de l’équipe qui filent vers une autre conquête de la coupe Stanley en 1924. Le rôle d'un jeune gardien de Chicoutimi, Georges Vézina, fut aussi essentiel au succès du club à cette époque[7]. En plus de miser sur la vitesse, Dandurand et son groupe donne au club ses couleurs caractéristiques (bleu, blanc, rouge ; le sigle étant composé d’un C majuscule avec un H inscrit en son centre). Sous Léo Dandurand les Canadiens remporteront de nouveau les grands honneurs en 1930 et 1931.
[modifier] Les années noires
Les années trente apportent leur lot de difficultés. À partir de la saison 1931 – 1932 jusqu’à la saison 1942 – 1943, le Canadien de parvient pas à dépasser les demi-finales, et se trouve même écarté des séries éliminatoires en 1935 – 1936 et en 1939 – 1940. Durant ces dures années, le club fut vendu pour la somme de 165 000$ à la Canadian Arena Company qui possédaient le Forum et l’équipe des Maroons de Montréal, récipiendaire de deux coupes Stanley, club de hockey qui venait en relève des défunts Wanderers à partir de 1924. Même la grande vedette des Canadiens, Howie Morenz ne semble plus capable de trouver le fond du filet, si bien qu’il est échangé aux Blackhawks de Chicago juste avant la saison 1934 – 1935[8]. Puisque les recettes du Canadien étaient supérieures à celles des Maroons, le 25 août 1938, les dirigeants de la LNH autorisent les Maroons à suspendre leurs activités et à disposer de leurs joueurs. Six hockeyeurs se joindront alors aux Canadiens. Pour surmonter les problèmes de l’équipe, les dirigeants comptent, lors de la saison 1940 – 1941 sur un nouvel entraîneur : le légendaire Dick Irvin.
[modifier] Les Trente glorieuses
Dick Irvin travaille à la reconstruction du Canadien. C’est en 1943 – 1944 qu’il met au point un trio d’impact exceptionnel : la « Punch line » composée de Toe Blake, Elmer Lach et d’un joueur francophone qui deviendra l’idole d’une nation : Maurice Richard. Irvin comprend aussi qu’il n’est pas possible d’avoir une équipe gagnante sans un excellent gardien de but. Il s’assura donc les services d’un gardien de but ambidextre : Bill Durnan (gagnant du trophée Vézina à sa première année et… capitaine du Canadien, fait inusité pour un gardien). C’est à partir de Durnan que débuta la tradition des grands gardiens de but au sein du club. Ainsi, en 1943 -1944, le Canadien remporte le championnat de la Ligue et la coupe Stanley. Sous la direction d’Irvin, le Canadien remportera 3 coupes Stanley en plus de dominer parfois outrageusement le classement général. En 1944 – 1945, sur 50 matchs, le Canadien accumule 80 points, son plus proche rival, les Red Wings de Détroit (une autre grande équipe), n’en accumulèrent que 67. Irvin, toutefois, n’hésitait pas à apostropher ses joueurs et pratiquait un style de gestion très rude, exploitant les rivalités anglophones/francophones au sein de l’équipe et de la LNH, afin d’augmenter la combativité et la soif de vaincre de ses joueurs. Frank Selke considérait d’ailleurs qu’Irvin était plus ou moins responsable, par son attitude, des altercations de Maurice Richard avec des joueurs et des arbitres, dont celle qui, à Boston, lui a valu une suspension (nous sommes en 1955) et qui va mené à l’émeute de la Saint-Patrick au Forum. Ainsi, malgré ses succès, Dick Irvin sera remplacé lors de la saison 1955 -1956 à la barre du Grand Club par un ancien joueur, Hector « Toe » Black. Animé de la même fureur de vaincre que son prédécesseur, mais étant plus tolérant et patient, Toe Blake conduira l’équipe vers huit coupes Stanley, dont une série consécutive de cinq victoires de 1956 à 1960, contribuant ainsi à faire du Club de hockey Canadiens l’icône sportive qu’il est encore aujourd’hui auprès des amateurs. Une telle série de succès n’aurait cependant pas été possible sans un changement de philosophie à propos de la facon même de construire un club de hockey. Tandis que dans les années 20 et 30 ont procédait à des reconstructions périodiques de l’équipe – avec ses inévitables traversées du désert en terme de succès – à partir des années 40 apparaît au sein du club la notion de « reconstruction continue ». Plutôt que d’exploiter un noyau de joueurs et, après certains succès, partir à la recherche de nouveaux espoirs, Frank Selke, mais surtout, Sam Pollock, mettent sur pied un réseau de clubs-écoles qui servirent de véritables pépinières de talents pour le Canadien, assurant ainsi son succès à long terme[9]. C’est ainsi que naît la LHJMQ et tout un réseau d’équipes, de l’est à l’ouest du Canada, dont certaines (les Royals de Montréal, par exemple) glanent un grand nombre de spectateurs. C’est ainsi que vers 1952, le Grand Club est associé à quelque cinquante équipes juniors au Canada et aux États-Unis, et a accès à environ 1 500 jeunes joueurs prometteurs. C’est ce système, où les jeunes sont initiés à la mentalité, à la discipline et à la soif de vaincre de l’équipe qui fera la différence jusqu’à l’expansion de 1967. L’équipe en récoltera les fruits jusqu’à la fin des années soixante-dix.
[modifier] Contes et légendes : le CH mythique
[modifier] Les Flying Frenchmen sur le chemin de la gloire
À l'origine, ce club était majoritairement composé de francophones, chose visée lors de sa genèse, d'où son nom de Canadiens de Montréal. En effet, ce sont les francophones qui étaient alors étiquetés comme canadiens, les anglophones se considérant toujours comme britanniques. C'est aussi pour cette raison que les couleurs officielles du club sont le bleu-blanc-rouge : le « Tricolore », symbole rappelant aux supporteurs francophones la filiation de l'équipe avec les origines françaises du peuple « canadien ». Le but : créer un nouveau club de hockey pouvant rivaliser avec les Wanderers de Montréal du quartier McGill College, bastion anglophone de l'époque (ce qui n'est plus le cas de nos jours)... Bien entendu, plusieurs joueurs anglophones marquèrent la gloire de cette équipe à ses débuts (ainsi que les débuts de la LNH), notamment Howie Morenz et Joe Malone, autant que plus tard avec les Frank et Pete Mahovlich, Steve Shutt, Ken Dryden, Larry Robinson, Dickie "Digger" Moore, Doug Harvey, Bob Gainey, Toe Blake, Elmer Lach, l'entraîneur Scotty Bowman, pour ne nommer que les plus connus.
Les grandes équipes du Club de Hockey Canadien de Montréal virent ses hordes de francophones dominer les autres équipes par leur vitesse et leur habileté. Rappelons que le hockey sur glace représentait alors l'une des rares portes offertes aux Québécois de l'époque, leur permettant de s'affranchir d'un statut de citoyen de seconde classe qui leur était attribué; de s'affirmer jusqu’à la limite de l'émancipation sociale, et ce en se dirigeant vers la Révolution tranquille qui marqua le début des années 1960. Bref, c'est ainsi que naquirent les légendaires et mythiques Flying Frenchmen (français volants) du CH, des « conquérants » longtemps redoutés à travers la LNH jusqu'au jour où le privilège bien avantageux d'obtenir le premier choix québécois à chaque début de saison fut retiré au CH dans les années 1970. Sous l'inspiration du fougueux Maurice the Rocket (la fusée) Richard, puis plus tard celle des autres Flying Frenchmen menés par Jean La Classe Béliveau (dit aussi Le Gros Bill), Yvan Cournoyer, le Démon Blond Guy Lafleur et le Big Three, la plus célèbre dynastie du hockey fit sa place parmi les moments mémorables du sport moderne.
[modifier] Maurice Richard, la fierté d'un peuple
Maurice Richard[10], aussi appelé The Rocket ou Monsieur Hockey, fut l'un des joueurs les plus marquants du hockey. Aux États-Unis, on parle de lui comme étant le Babe Ruth de son sport. Il fut adulé dans toutes les villes de hockey nord-américaines, grâce à sa vision unique du jeu et son talent surprenant, seule sa présence suffisait à remplir les amphithéâtres : à New York au Madison Square Garden, le gros Earl Seibert s'accroche à ses épaules afin de le ralentir et éventuellement le faire tomber, mais le Rocket réussi néanmoins à le traîner ainsi jusqu'au but de Harry Lumley, en maniant son bâton (et la rondelle) d'une seule main, pour finalement terminer cette chevauchée par un but[11]; son fameux combat contre le rude Bob Dill; son but marqué en se traînant sur les genoux contre le gardien Emile Francis des Blackhawks de Chicago alors qu'il tirait deux défenseurs adverses accrochés à lui depuis la ligne bleue[12]; ses huit points obtenus dans un match après avoir passé une journée éreintante à déménager des meubles[13], établissant un nouveau record de LNH pour le plus grand nombre de points en un match (huit : cinq buts et trois passes); sa résurrection suite à une commotion cérébrale subie lors d'un match qui lui permit à la toute fin de marquer le but donnant la victoire de la série demi-finale contre les Bruins de Boston[14]... Il fut le tout premier joueur à marquer cinquante buts en cinquante matches, d'où le fait que le trophée remis au meilleur buteur de la LNH durant la saison porte son nom. Aux côtés de ses coéquipiers Elmer Lach et Toe Blake, il était le pilier de la glorieuse Punch Line, la plus célèbre et spectaculaire ligne d'attaque de la LNH. Vedette populaire de la Grande Noirceur[15] et victime de son époque, il devient malgré lui porte-étendard de l'émancipation des Québécois. À travers ses actes qualifiés d'héroïques, Maurice Richard a su influencer les Canadiens français de l'époque en leur fournissant une source d'inspiration leur permettant d'envisager une dignité nouvelle que le climat social de jadis leur refusait.
L'émeute, premier pas vers la Révolution tranquille — Le 5 mars 1955, le président de la ligue, Clarence Campbell, impose à Richard une suspension qui l'empêcha de participer aux séries éliminatoires. Deux jours plus tard, Campbell se présente au Forum de Montréal pour assister à un match du Tricolore. S'éveille alors une rumeur grandissante dans tout le Forum : la foule ne pardonnait pas à Campbell d'avoir puni si sévèrement son idole et considérait sa présence au match (annoncée sur un ton de défi) telle une arrogance élitiste. L'étincelle mit le feu aux poudres : une bombe lacrymogène fut alors lancée en sa direction, forçant les policiers à faire évacuer le Forum[16]. Par la suite, des gens saisirent cette occasion pour renverser et brûler des voitures, fracasser les vitrines des commerces, et piller cette « zone de l'exploiteur » que représentait l'ouest de la rue Sainte-Catherine à leurs yeux. Montréal n'avait pas vécu de telles scènes depuis les manifestations contre la conscription. Dès lors confronté aux excès populaires que le contexte social provoquait, le peuple s'éveilla et se mit en marche vers la Révolution tranquille après qu'un groupe d'artistes, Les Automatistes[17], eut mis la table à l'aide d'un manifeste intitulé Refus global[18], dont Maurice Richard était l'un des éléments déclencheurs. Bien malgré lui, et lors d'une soirée de hockey, dans un amphithéâtre de sport, Maurice Richard lance un appel au calme à la radio[19].
[modifier] Jacques Plante : le gardien masqué
Outre la manière innovatrice de jouer au hockey, la plus spectaculaire des innovations du CH pourrait être le port du masque protecteur rigide pour gardien de but, mis de l'avant par le cerbère Jacques Plante à la fin des années 1950, années où le CH gagna cinq Coupes Stanley consécutives (durant les dernières années de Maurice Richard).
New York, Madison Square Garden, le 1er novembre 1959. Un tir foudroyant du joueur de centre Andy Bathgate fracture le nez de Jacques Plante. Heureusement, aux portes de la pause entre deux périodes du jeu, ce dernier peut retourner au vestiaire et s'y fait poser de nombreux points de suture afin de refermer la plaie ouverte. À cette époque, les gardiens de but ne portaient pas encore de masque protecteur car on croyait que ceux-ci nuiraient à leur vision. Seul Plante l'utilisait durant les séances d'entraînement. À sa sortie de la clinique, Plante interpella son entraîneur, Toe Blake, et lui mentionna qu’il reviendrait dans la joute sous condition d’utiliser son masque (à l’époque chaque équipe ne possédait qu’un seul gardien de but régulier). Alors Toe, qui ne voulait rien entendre depuis près de quatre saisons, n’eut d’autre choix que d’accéder à sa demande. Le Canadien est revenu de l’arrière pour remporter la joute ainsi que les onze rencontres suivantes, pour finalement remporter la Coupe Stanley au terme de la saison. Par la suite, plus jamais on a demandé à Plante d’enlever son masque, les adversaires en étaient d'ailleurs intimidés. Une légende était née...
[modifier] Boom Boom et le lancer-frappé
Si Jacques Plante est reconnu comme l'instigateur du masque pour gardien de but, tous reconnaissent que c'est Bernard Geoffrion qui a inventé le lancer-frappé (Slapshot)[20]. Effectivement, lors d'un match où Geoffrion était frustré de rater la cible avec des lancers du poignet et des lancers du revers, il se met à frapper la rondelle comme si c'était une balle de golf. Le résultat fut que la rondelle fusa vers le filet pour finalement marquer un but, ce qui médusa tous les spectateurs présents au match! Une nouvelle manière foudroyante de lancer une rondelle de hockey venait de naître. Alors que Geoffrion pratiquait ses lancers pendant un entraînement au Forum, un journaliste du journal The Gazette nommé Charlie Moore épiait ses gestes. Après avoir entendu le son des lancers frappés de Geoffrion, un son lorsqu'après l'élan arrière, le bâton frappe la glace au contact de la rondelle (un premier "Boom"), puis un autre lorsque la rondelle percute la bande de bois en bout de parcours (un second "Boom"), Moore lui colla dès lors le sobriquet de « Boom Boom Geoffrion », qui devint plus tard Le Boomer.
[modifier] Le Forum de Montréal, Temple du Hockey
Le Forum de Montréal fût construit en 1924 pour les Maroons de Montréal, l'équipe anglophone de la ville. Vers la fin des années trente, les Maroons quittent la scène montréalaise et le Forum devient le domicile des Canadiens, l'équipe francophone de Montréal. Les Canadiens gagneront vingt-deux de leurs vingt-quatre Coupes Stanley dans ce prestigieux aréna. Le Forum verra évoluer les Howie Morenz, Aurel Joliat, Toe Blake, Maurice Richard, Doug Harvey, Jacques Plante, Bernard Geoffrion, Ken Dryden, Guy Lafleur, Patrick Roy et plusieurs autres. Le fameux édifice ferma ses portes le 11 mars 1996 après une victoire des Canadiens sur les Stars de Dallas. Il est aujourd'hui converti en centre commercial comportant plusieurs salles de cinéma et s'appelle désormais le Forum Pepsi.
[modifier] Les Super Séries de 1975
L'inoubliable 31 décembre 1975[21] : le CSKA Moscou contre le Canadien de Montréal. Le rouge-bleu-blanc contre le bleu-blanc-rouge, les deux meilleurs clubs de hockey au monde à cette époque[22]. Vu par plusieurs comme le plus grand duel de l'histoire du hockey, ce fut un match d'anthologie dont on se souvient encore plusieurs décennies plus tard. Le hockey à son meilleur, tout en finesse et rapidité, viril mais sans animosité, contrairement aux rencontres précédentes entre les autres équipes de la LNH et les Soviétiques (particulièrement aux États-Unis). Trois jours plus tôt, le club de l'Armée rouge a aisément vaincu les Rangers de New York 7 à 3. En pleine Guerre froide, le match revêt dès lors un certain caractère politique : pour les joueurs des deux meilleures équipes au monde, il est impératif de gagner[23], et à talent brut contre talent brut, tous se préparaient à vivre une grande soirée de hockey[24]. Ce qui est considéré comme l'un des plus beaux matches de l'histoire n'a pas fait de vainqueur (une nulle de 3 à 3), mais continue d'alimenter les discussions dans les salons et les bars trente ans plus tard. Yvan Cournoyer et Vladislav Tretiak, auteur de trente-cinq arrêts, furent choisis joueur par excellence de leur camp respectif. Aux yeux de l'entraîneur Viktor Tikhonov, Bob Gainey est cependant le joueur le plus complet au monde. Ken Dryden, qui garda les filets du Canadien lors de cette rencontre, soutint dans son livre The Game, qu'il a joué cette partie avec un équipement abîmé. Cela aurait permis à l'Armée rouge de marquer deux de leurs trois buts.
Déjà couronnée championne en 1971 et 1973, en cette veille du Jour de l'An, Montréal s'apprêtait à vivre une séquence de quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, un exploit que seul le Canadien avait pu accomplir par le passé[25].
[modifier] René Lecavalier et Dick Irvin : les voix du CH
Alors que le hockey était présenté seulement à la radio, le poste télévisé francophone de Radio-Canada présente le premier match télévisé de l'histoire du hockey au Canada. Au Forum, à partir de 1952 jusqu’à sa retraite en 1982, c'est René Lecavalier qui commente les matches du Canadien pour Radio-Canada[26] à l'émission « La Soirée du Hockey ». C'est Lecavalier qui francisa le hockey en développant, en français, des mots propres au hockey (hors-jeu, mise en échec, etc.).
Chez la CBC, la version anglaise de Radio-Canada, c'est Dick Irvin qui couvre les matches du Canadien avec l'émission « Hockey Night in Canada »[27]. En fait, Irvin a voyagé avec le Canadien durant plus de trente ans en tant que leur commentateur radio et a couvert près de 3000 matches à la télévision et à la radio.
Avec l'avènement du hockey télévisé, de plus en plus de personnes peuvent savoir à quoi ressemble un match de hockey professionnel puisqu'ils peuvent regarder le hockey sur glace à la télévision, ce qui provoque la faillite de certaines équipes amateures des régions pour lesquelles l'assistance baisse de manière fulgurante.
[modifier] Le Démon Blond Guy Lafleur
Guy Lafleur est le tout premier joueur de la LNH à marquer plus de cinquante buts en une saison durant six années consécutives. Il fut le pilier de l'équipe de Montréal qui remporta quatre Coupes Stanley d'affilée entre 1975-1976 et 1978-1979. Outre ses nombreux jeux dignes d'anthologie, il fit les manchettes avec Mireille Mathieu, sa chanteuse préférée (Mme Mathieu semblait apprécier ce sport rapide et viril) : cette dernière, assistant à un match au Forum de Montréal et ne pouvant plus se contenir, vint presque à enjamber la bande afin de donner un bisou à cet athlète qu'elle admirait tout autant... Guy Lafleur marqua trois buts ce soir là, un tour du chapeau en toute révérence de gentleman.
On a volé la Coupe Stanley : le Démon Blond démarre une nouvelle tradition. Durant la saison de1979, tout de suite après la parade dans les rues de Montréal célébrant la victoire de la Coupe Stanley, Lafleur prit cette dernière et parti en voiture sans avertir le responsable officiel. Lafleur se présenta à la maison de ses parents à Thurso, et plaça la coupe sur le parterre à l'avant de la maison où tous les gens pouvaient venir se faire photographier en sa compagnie. Guy Lafleur rendit la Coupe Stanley plus tard ce soir là, et reçu un avertissement de la part de la ligue lui ordonnant de ne plus recommencer. Dès ce jour, chaque joueur et membre de l'organisation de l'équipe gagnante a le droit de disposer de la Coupe Stanley à sa guise durant deux jours, pour la présenter à son village, sa ville natale, son lieu de résidence. Elle fut déjà transportée aux plus hautes cimes des montagnes rocheuses canadiennes par un joueur et visita plusieurs contrées d'Europe de l'Est.
[modifier] Le CH, terreau pour gardiens de but
Le Canadien a souvent su profiter d'excellents entraîneurs de gardiens de but, tel que François Allaire et Roland Melanson. Ainsi pourvu d'un tel atout, le Canadien de Montréal a toujours pu compter sur un solide gardien de but pouvant le mener loin durant la saison régulière mais surtout dans les séries éliminatoires, lorsque chaque match est excessivement important pour accéder à la ronde suivante. De plus, les bons gardiens du Tricolore lui ont souvent permis de «sauver les meubles» lorsque les parties commencaient à mal tourner pour l'équipe, puisque le gardien de but est souvent le joueur qui peut faire la différence pour sceller l'issue d'un match. En passant de Georges Vézina, Bill Durnan, Jacques Plante, Ken Dryden à Patrick Roy les gardiens de but du club de hockey canadien ont marqué l'histoire de ce sport.
[modifier] Les 100 ans de l'organisation
Le décompte du centenaire est commencé et les dirigeants ont annoncé plusieurs événements spéciaux pour souligner les cent ans du Club de hockey Canadien:
- L'organisation retirera une série de chandails, dont cinq l'ont déjà été depuis 2005-2006.
- La programmation prévoit un film de deux heures sur l'histoire de Canadien, qui sera réalisé au coût de cinq millions de dollars pour souligner l'événement. Celui-ci devrait sortir en salle à l'automne 2008.
- Le club organisera aussi le Match des étoiles de la LNH 2009.
- C'est aussi à Montréal que se tiendra la séance de repêchage amateur de la même année. La dernière fois que Montréal fut l'hôte du match des étoiles remonte en 1993, soit la même année que leur dernière conquête de la Coupe Stanley.
[modifier] Identité visuelle
[modifier] Logo
Les classiques « C » et « H » du Canadiens de Montréal furent utilisés ensembles pour la première fois lors de la saison 1917-18. Le logo évolua au cours des années et prit sa forme actuelle pour le début de la saison 1952-1953.
Le logo est en fait composé de trois lettres:
- un « C » blanc;
- un « H » blanc;
- un « C » rouge.
Ces trois lettres forment les initiales « CHC » pour Club de Hockey Canadien, le nom officiel de l'équipe. Le tout est bordé de bleu pour que toutes les couleurs d'équipe soient présentes à la fois, offrant aussi un contour esthétique.
De 1913 à 1917, le nom de l'équipe était « Club Athlétique Canadien », ce pourquoi un « A » était placé au centre du logo de l'époque. Le surnom Habs (pour « Habitants ») ne provient donc pas du « H », contrairement à la croyance populaire. L'erreur serait en fait survenue en 1924[28], alors qu'on l'aurait rapportée à Tex Rickard -ancien propriétaire du Madison Square Garden- qui l'aurait à son tour répétée à un journaliste, créant ainsi la confusion.
En résumé les logos sont les suivants:
De 1909 à 1917:
De 1917 à nos jours:
[modifier] Uniforme
Les couleurs actuelles du Canadien de Montréal sont le rouge, le bleu et le blanc, et sont présentes sur les trois variantes de l'uniforme.
Le chandail « à la maison » (home): À prédominance rouge, il est porté lors des matchs à domicile.*
Cette variante comporte un style de rayures horizontales propres au Canadien, qu'aucune autre équipe de la LNH ne possède:
- Une large bande bleu, bordée de deux bandes blanches plus minces sur la poitrine et les bras;
- Deux bandes minces, l'une blanche et l'autre bleue sur le ventre;
- Le nom du joueur y est inscrit en blanc;
- Le numéro du joueur est blanc aux bordures bleues.
Le chandail « sur la route » (road ou away): Presque entièrement blanc, il est porté lors des matchs disputés à l'étranger.
- Le rouge est conservé sur les épaules et le bout des manches;
- Trois bandes minces: une rouge, une blanche, une bleue sur le ventre;
- Le nom du joueur y est inscrit en bleu;
- Le numéro du joueur est bleu aux doubles bordures blanches puis rouges.
Le « troisième chandail » (3rd, alternate, ou "Vintage"): Ce dernier est porté lors de matchs spéciaux où les deux équipes portent leur « troisième chandail » respectif.**
- Quasi-identique au chandail « à la maison »: seulement le rouge et le blanc sont inversés;
- Les bandes bleues restent intactes;
- Le nom du joueur y est inscrit en rouge;
- Le numéro du joueur est rouge aux doubles bordures blanches puis bleues.
C'est en fait l'un des rares « troisième chandail » de la ligue à être majoritairement blanc.
*porté sur la route de 1971 à 2003, avant que la ligue ne revienne à l'ancien règlement.
-
- à noter que pour la présente saison 2008-09, le programme des troisièmes chandails est suspendu en raison de l'introduction des nouveaux uniformes RBK Edge
[modifier] Mascotte
« Youppi![29] » est depuis la saison 2004-2005 la mascotte officielle du Club de Hockey Canadien, leur première et seule mascotte à ce jour.
Elle a porté les couleurs des Expos de Montréal et est la seule mascotte du baseball majeur à avoir été expulsé lors d'un match. En 2004 les Expos déménagent à Washington D.C. et prennent le nom de Nationals. La relocalisation n'incluait toutefois pas la mascotte, l'équipe ayant d'autres plans à ce sujet.
Youppi! est ainsi devenue la première mascotte à changer de ligue et de sport au niveau professionnel.
[modifier] Folklore
[modifier] Les fantômes du Forum
Les fantômes font partie d'un petit groupe très sélect de joueurs qui « hanteraient » le Forum de Montréal, mais qui selon certains, n'ont pas encore déménagé vers le Centre Bell. Ce groupe serait effectivement composé de Georges Vézina, Newsy Lalonde, Joe Malone, Howie Morenz, Aurel Joliat, Hector « Toe » Blake, Bill Durnan, Jacques Plante, Doug Harvey, Dickie Moore, Maurice « le Rocket » Richard et plus tard Jean Béliveau dit « le Gros Bill », Émile « Butch » Bouchard, Serge Savard dit « le Sénateur », Henri Richard le « Pocket Rocket » (...) : ces derniers visitaient souvent le Forum à différents moments, surtout lors des séries éliminatoires.
De par l'habitude qu'avaient les plus grands joueurs de l'histoire de venir épauler les plus jeunes, c'est aussi à eux et tous les autres « Glorieux » de l'équipe que fait référence le fameux verset gravé dans le bronze au centre de la chambre des joueurs :
« Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut... »
Les effigies de tous les joueurs de l'histoire du CH admis au Temple de la renommée du hockey y sont aussi gravées dans le bronze, juste au-dessus de l'inscription. La plus grande victime des fantômes du Forum fut le coloré entraîneur des Bruins de Boston, Don Cherry. À son grand désarroi, son équipe ne réussissait jamais à vaincre le Canadien de Montréal durant les séries éliminatoires pour la Coupe, et toujours le Canadien arrivait à éclipser l'excellence de Boston, la plus grande rivalité de la LNH à l'époque.
[modifier] Anecdotes
- Les fameuses couleurs du Canadien de Montréal font partie intégrante de la culture des Québécois. Dans le conte « Le chandail de hockey », écrit par Roch Carrier, le chandail du principal rival du CH, les Maple Leafs de Toronto, est accidentellement livré à un jeune Québécois. Un extrait de ce conte se retrouve sur le billet de cinq dollars canadien :
« Les hivers de mon enfance étaient des saisons longues, longues. Nous vivions en trois lieux: l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie était sur la patinoire. »
- En 1947, après le 5e match, la série finale entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto se transporte à Toronto avec les Leafs en avant 3-2. Malheureusement pour eux, la Coupe Stanley fut oubliée à Montréal, et les Leafs ont été privé de cette dernière pour célébrer leur triomphe après leur victoire dans le 6e match. Le célèbre trophée annonçait ses couleurs pour les décennies à venir...
[modifier] Les arénas
Les Canadiens de Montréal ont élu domicile dans cinq arénas différents au cours de leur longue histoire.
- L'aréna Jubilée : Situé dans le quartier Hochelaga, cet aréna a été celui ayant accueilli les Canadiens lors de leur premier match en 1909. À l’époque, le Jubilée était considéré comme l’un des plus beaux et des plus spacieux aréna. La construction de cet édifice s'est terminée le 12 décembre 1908, soit un an à peine avant la création du Canadien. Cet aréna a été détruit par le feu en 1919, dû à un problème électrique, et ne fut jamais reconstruit.
- L'aréna de Westmount : Situé dans le quartier Westmount, cet aréna a été construit en 1898 et pouvait contenir deux fois plus de personnes que le Jubilée (6 000 places assises au lieu de 3 000). Le Canadien commence à y jouer au début de la saison 1910-1911 et y joue durant huit saisons. Il y remportera sa première Coupe Stanley en mars 1916 contre les Rosebuds de Portland. Cet aréna était partagé avec les Wanderers de Montréal. À l'instar du Jubilée, l’aréna de Westmount connu une fin tragique le 2 janvier 1918 alors qu’il fut anéanti par le feu. Toutefois, la raison de l'initiation de l'incendie ne fut jamais déterminée. L'aréna ne fut pas reconstruit et le CH retourna jouer au Jubilée durant un an.
- L'aréna Mont-Royal : Dû à la perte des deux domiciles possibles du Canadien, l’aréna Mont-Royal est construit en l’espace de trois mois seulement. Il est situé au centre-ville de Montréal (au coin des rues Mont-Royal et St-Urbain), et peut accueillir jusqu’à 8000 personnes assises. Caractéristique spécifique à cet aréna : une glace artificielle y fut installée pour la première fois en 1924. Toutefois, puisque les rénovations ont pris du retard, lors de l'inauguration de la saison 1924-1925 il n'y avait pas de glace et le CH dû aller inaugurer un nouvel aréna : le Forum de Montréal.
- Le Forum de Montréal : Avec une capacité de 9 300 places assises, le Forum était considéré à l’époque comme étant l’édifice le plus adéquat pour les matchs de hockey et faisait l'envie de plusieurs équipes de hockey sur glace. Avant que les Canadiens ne s'y établissent le 29 novembre 1924, cet aréna servait déjà de domicile aux Maroons de Montréal. La première version du Forum était surnommée la patinoire du Montagnard et sa construction a été complétée au coût de 1,25 millions de dollars en environ cinq mois, juste à temps pour que le Canadien y dispute son premier match. En 1949, des premières rénovations de l’ordre de 600 000$ y sont effectuées afin de porter la capacité à 13 551 places assises. Puis, en 1968, une deuxième cure de rajeunissement évalué à 9,5 millions de dollars est entreprise. On ne conservera que la structure, les gradins et les bancs de l’édifice original. On y ajouta une dizaine de loges corporatives, une galerie de presse, des guichets de vente regroupés ainsi qu'un accès par escaliers mobiles. La capacité totale de l'édifice est alors montée à 16 200 places assises. Un total de 22 Coupes Stanley y seront remportées. L’histoire entre le Canadien et le Forum se terminera le 11 mars 1996. Depuis mai 2001, le Forum est devenu un centre de divertissement avec 22 salles de cinéma et a été renommé Forum Pepsi.
- Le Centre Molson/Centre Bell : La construction du Centre Molson débuta à l'été 1993 et fut terminée pour la fin de saison 1995-1996 au coût de 230 millions de dollars. La raison pour laquelle on quitta le Forum pour venir s'installer dans ce nouvel aréna était de se mettre au même niveau que les autres amphithéâtres beaucoup plus luxueux de la LNH. Le Centre Molson peut accueillir 21 273 personnes assises et compte 135 loges corporatives avec des salons de grand luxe ce qui en fait le plus grand amphithéâtre de hockey de la LNH. Les gradins en hauteur éloignent cependant les spectateurs du jeu et on a dû installer des micros à la hauteur de la patinoire afin que les spectateurs entendent le bruit de la rondelle qui frappe la bande. Il se trouve en plein centre-ville de Montréal sur la rue de la Gauchetière tout près de la gare Windsor et les stations de métro Bonaventure et Lucien L’Allier et est constitué d’un immense réseau de galeries souterraines avec magasins et restaurants. C’est le 16 mars 1996 que le Centre Molson est inauguré avec Pierre Turgeon qui est arrivé au centre de la glace avec le flambeau qui avait été transmis de capitaine en capitaine lors de la fermeture du Forum. Maurice Richard aura le droit à la toute première ovation de l’édifice. C'est durant la saison 2002-2003 que le Centre Molson a changé son nom pour Centre Bell question d’avoir de nouveaux commanditaires dans l’entourage de l’équipe. Étant maintenant établis au Centre Bell, les Canadiens de Montréal semblent y avoir trouvé un domicile qui convient aux exigences du hockey sur glace moderne. L’histoire de ce nouvel édifice reste toutefois à réaliser…
[modifier] Trophées
[modifier] Coupe Stanley
Ultime trophée pour une équipe de hockey, la Coupe Stanley[30] est remise au champion des séries éliminatoires de la LNH depuis 1926-1927.
Le Canadien détient actuellement le record de la LNH pour le plus grand nombre de championnats remportés.
Durant toute son histoire, il en a remporté 24: